Loi de
modernisation de l’économie LME

La Loi de Modernisation de l’Economie
comporte 4 volets visant à simplifier le fonctionnement des PME, à relancer la
concurrence, à renforcer l’attractivité économique de la France et à améliorer
le financement de l’économie.
Les principales mesures intéressant
l’entreprise et son dirigeant sont les
suivantes :
-
simplification
pour les petites entreprises (dispense d’immatriculation, versement libératoire
des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu, lissage des effets de
seuil des charges sociales),
-
création, cession
ou reprise d’entreprise (déclaration de vente du fond de commerce, cessions,
uniformisation des droits d’enregistrement, cession à un membre de la famille
ou aux salariés, réduction d’impôt au titre des intérêts d’emprunts contractés
pour la reprise d’une PME),
-
sociétés
commerciales, associations (option pour le régime fiscal des sociétés de
personnes aux jeunes sociétés de capitaux, Eurl dont
l’associé unique est gérant, Vote par télécommunication dans une Sarl,
Assouplissements dans les SAS, Associations émettrices d’obligations),
-
entreprises
innovantes (crédit d’impôt recherche, marchés publics, brevets et marques),
-
concurrence et
consommation (surfaces de vente, taca réformée,
conditions de vente, délais de paiement, soldes, autorité de concurrence).
Rappel du
régime d'imposition des dividendes

La Loi de Finances pour 2008 a
institué une option permettant au contribuable d'opter en faveur d'un
prélèvement libératoire à la source de 18% sur les dividendes des sociétés
européennes, l'imposition au barème de l'impôt sur le revenu, après
abattements, demeurant le régime de droit commun.
Nous rappelons qu'en tout état de
cause, la décision de verser des dividendes doit être prise en assemblée générale
et clairement mentionnée dans le procès-verbal.
Rappel du régime fiscal de droit
commun
Présentation générale de l'impôt sur
le revenu :
•
Dividende -
Abattement de 40%
•
Abattement général
: 1 525 € pour les célibataires
•
Abattement général
: 3 050 € pour un couple marié
Application du barème de l'impôt sur
le revenu
Un crédit d’impôt de 50 % est calculé sur le
montant perçu et plafonné à 115 € (contribuable seul) ou 230 € (mariés ou
pacsés).
Les Dividendes et le Bouclier fiscal
On rappelle que le bouclier fiscal
permet d’obtenir le remboursement des impôts (IRPP, taxe foncière et taxe
d’habitation, afférentes à l’habitation principale, l’ISF
et les prélèvements sociaux) excédant 50 % des revenus de l’année. L’option
pour le prélèvement libératoire peut amoindrir la capacité de droit à
restitution
Loi sur le pouvoir d'achat
La loi sur le pouvoir d’achat a été
adoptée en janvier 2008.
Cependant les mesures adoptées sont
applicables rétroactivement au 1er janvier 2008.
Les principales mesures sociales
concernent le déblocage de la participation d'ici le 1er juillet 2008 dans la
limite de 10 000 euros par salarié. Les entreprises de moins de 50 salariés
pourront verser une prime de 1000 euros sans charges.
D'autre part, des jours de RTT non
pris ou stockés sur un compte épargne temps pourront être rachetés par le
salarié. Ce dispositif est provisoire (jusqu'au 30 juin 2008), et concerne les
jours accumulés jusqu'au 31 décembre 2007. Cette mesure ne nécessite pas la
signature d'un accord collectif.
Le nombre de jours "monétisables" n’est pas limité, seuls 10 jours
bénéficieraient de l'exonération de charges sociales.
Entrée en
vigueur de la loi travail emploi pouvoir d'achat

La loi en faveur du travail, de
l’emploi et du pouvoir d’achat dite loi TEPA a été publiée au journal officiel
du 22 août 2007 :
L’article 1er prévoit l’exonération
d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires effectuées à compter du 1er
octobre 2007 et un allégement de cotisations sociales pour les salariés. La
mesure concerne l’ensemble des salariés, qu’ils soient du secteur privé ou
public. Les heures complémentaires effectuées par les salariés à temps partiel
bénéficieront aussi de l’exonération fiscale et sociale salariale mais la
rémunération de ces heures n’ouvrira pas droit à l’allégement des cotisations
des employeurs. La rémunération des heures supplémentaires et complémentaires
serait réintégrée dans le revenu fiscal de référence et serait également prise
en compte dans le calcul des limites conditionnant le bénéfice de la prime pour
l’emploi (PPE). Dans les entreprises de 20 salariés au plus le taux légal de
majoration des 4 premières heures supplémentaires est fixé à 25% à partir du 1er
octobre 2007.
L’article 2 prévoit une exonération
d’impôt sur le revenu des salaires perçus par les jeunes au titre d’activités
exercées pendant leurs années d’études, dans la limite de trois fois le SMIC
mensuel. Cela concerne donc les activités salariées exercées durant l’année
scolaire ou universitaire par des étudiants âgés de vingt-cinq ans au plus, au
1er janvier de l'année. En vue de préserver les droits à la prime pour l’emploi
calculés sur les seuls revenus imposés, cette exonération est applicable sur
option des intéressés. Cette mesure serait applicable à compter de l’imposition
des revenus de l’année 2007.
L’article 3 institue un crédit
d’impôt à raison des intérêts d’emprunt pour l’acquisition ou la construction
de sa résidence principale. Cet avantage fiscal est égal à 20% des intérêts
d’emprunt payés au titre des actes authentiques signés à compter du 6 mai 2007,
au titre des intérêts afférents aux cinq premières années de remboursement. Ce
montant ne pourra pas excéder 750 euros par an pour un célibataire, 1 500 €
pour un couple, majoré de 500 € par personne à charge.
Cette majoration serait divisée par deux lorsqu’il s’agit d’enfant réputé à
charge égale de l’un et l’autre de ses parents (en cas de garde alternée). Les
frais d’emprunt et les cotisations d’assurances contractés en vue de garantir
le remboursement des prêts ne seraient pas pris en compte dans le calcul du
crédit d’impôt. Cette mesure est ouverte à tous ceux qui acquièrent leur
résidence principale, qu’ils soient primo-accédants
ou non. L’avantage fiscal est porté à 40% pour les intérêts d’emprunt de la
première année de remboursement.
L’article 4 prévoit un allègement des
droits de mutation à titre gratuit (droits de succession et donation). Les
droits de succession sont supprimés pour les transmissions réalisées au profit
du conjoint survivant et du partenaire lié au défunt par un pacte civil de
solidarité (PACS). L’abattement personnel de 50 000 € applicables pour les
donations et successions sur la part de chacun des ascendants et de chacun des
enfants vivants est porté à 150 000 €. L’abattement global successoral de 50
000 € applicable sur l’actif net successoral serait supprimé. Une exonération
de droits de mutation applicable aux dons en numéraire dans la limite de 20 000
€ au profit d’un enfant, un petit-enfant, ou à défaut
d’une telle descendance, d’un neveu ou d’une nièce, serait instituée. –Les
successions recueillis par les neveux et nièces bénéficieraient désormais d’un
abattement de 50 000 €, comme tel était déjà le cas pour les donations. Il est
proposé également d’imposer les gains de levée d’options en cas de donation
comme en cas de cession à titre onéreux, comme dans le dispositif d’attribution
d’actions gratuites. Cette mesure est applicable aux nouvelles attributions
d’options sur titres (« stock-options »).
L’article 5 ramène le seuil de
plafonnement des impôts directs « le bouclier fiscal » de 60% à 50%. Les
prélèvements sociaux (CSG, CRDS) sont ajoutés aux impôts plafonnés. Le droit à
restitution pour 2008 pourra être demandé si les impôts acquittés en 2007
(impôt sur le revenu, taxe d’habitation, taxe foncière, ISF, CSG et CRDS)
dépassent 50% des revenus réalisés en 2006.
L’article 6 permet une réduction
d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en faveur des investissements dans
les PME ou des dons effectués au profit d’organismes d’intérêt général. Il
prévoit une réduction d’ISF égale à 75% des
versements effectués dans la limite annuelle de 50 000 €, soit au titre de
souscriptions directes ou indirectes au capital des PME, quelle que soit leur
forme juridique (SA, SARL, SCOP…), soit au titre de dons au profit des
fondations reconnues d’utilité publique, des établissements publics de
recherche, des établissements publics d’enseignement supérieur et des entreprises
ou des associations d’insertion. Ces mesures s’appliqueraient à compter du 20
juin 2008 et pour la détermination de l’ISF dû à
compter du 1er janvier 2008.
Loi de
finances pour 2008

Voici les mesures fiscales incluses
dans la loi de finances pour 2008 :
A destination des entreprises :
1. Réforme et simplification du
crédit d’impôt recherche,
2. Aménagement de la fiscalité des
brevets,
3. Création du statut de la jeune
entreprise universitaire,
4. Aménagement du régime des plus ou
moins-values sur titre de sociétés à prépondérance immobilière,
5. Suppression de la déduction des
sanctions et pénalités dues par les entreprises (resteraient
déductibles uniquement les pénalités contractuelles).
A destination des particuliers :
1. Doublement du crédit d’impôt pour
les intérêts d’emprunt immobiliers conclus à partir du 6 mai 2007, la première
année : le taux sera porté de 20% à 40%.
2. Revalorisation de la prime pour
l’emploi,
3. Actualisation du barème de l’impôt
sur le revenu (IR 2008 pour les revenus 2007),
4. Institution d’un prélèvement
forfaitaire à la source de 16% sur certains dividendes perçus par les personnes
physiques fiscalement domiciliées en France,
5. Harmonisation et assouplissement
du régime fiscal des pactes d’actionnaires (dans le cadre du dispositif
d’exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit, applicable aux
transmissions d’entreprises et du dispositif d’exonération partielle d’impôt de
solidarité sur la fortune pour certaines parts ou actions de sociétés),
6. Fin du crédit d’impôt de 20€ pour
tous les télédéclarants : seuls ceux qui effectueront
pour la première fois leur déclaration de revenu par voie électronique auront
droit au bénéfice de ce crédit d’impôt.
Les
différentes options comptables pour les comptes sociaux
Le Plan Comptable Général prévoit des méthodes obligatoires pour
la tenue et la présentation des comptes sociaux.
Parmi ces méthodes, on peut en lister
treize qui doivent faire l’objet d’un choix de l’entreprise, d’où le terme
d’option.
Six de ces options ont un caractère
préférentiel.
Quelles sont les obligations
relatives aux choix à faire pour ces options et comment opérer un changement
d’option?
1 – Les options comptables
préférentielles
Les options qui sont considérées
comme préférentielles sont celles qui constituent une méthode reconnue par la
réglementation comme donnant une meilleure information financière.
Cette notion a deux
conséquences :
En premier lieu, le changement
d’option ne peut se faire que dans le sens du passage de la méthode non
préférentielle à la méthode préférentielle.
Autrement dit, le passage à une
méthode préférentielle est irréversible.
Ensuite, l’entreprise n’a pas de
justification à apporter lorsqu’elle adopte une méthode préférentielle.
Les 6 options préférentielles sont
les suivantes :
- provision de la totalité des
engagements de retraite (par opposition à une provision partielle ou une simple
information en annexe)
- méthode de l’avancement pour les
contrats à long terme (par rapport à la méthode à l’achèvement)
- imputation des frais d’augmentation
de capital (ou d’autres opérations comme les fusions) sur la prime d’émission
(au lieu de passer ces frais en charges ou en frais d’établissement)
- comptabilisation des frais de
constitution, de transformation et de premier établissement en charges (et non
à l’actif dans un poste de frais d’établissement)
- activation des frais de
développement (au lieu de les passer en charges)
- activation des frais de création de
sites internet (au lieu de les passer en charges)
2 – Les options comptables non
préférentielles
Les 7 options comptables non
préférentielles sont les suivantes :
- traitement des charges financières
liées aux emprunts contractés pour financer l’acquisition ou la production des
immobilisations corporelles et incorporelles et des stocks : inclus dans le
coût d’entrée ou en charges
- frais d’acquisition des
immobilisations et des titres : charges de l’exercice ou inclus dans le coût
d’entrée (3 sous-options distinctes en fait : pour les
immobilisations corporelles et incorporelles d’une part; pour les titres de
participation en second lieu, et enfin pour les autres titres immobilisés et
les valeurs mobilières de placement).
- réévaluation libre des
immobilisations corporelles et financières
- méthode d’évaluation des stocks :
coût moyen pondéré ou premier entré / premier sorti
- frais d’émission d’emprunt :
charges de l’exercice ou réparties sur la durée de l’emprunt
- subventions d’investissement :
produit de l’exercice ou étalement sur plusieurs exercices
- évaluation de certains titres en
utilisant la méthode de l’évaluation par équivalence (très rare)
Pour pouvoir valider un changement
d’option non préférentielle, l’entreprise doit démontrer qu’un changement
exceptionnel est intervenu dans sa situation et que le changement de méthode
afférent est fait dans l’objectif d’une meilleure information comptable.
L’exemple type de changement exceptionnel pouvant générer un changement
d’option est celui d’un changement d’actionnaire majoritaire qui veut appliquer
ses propres méthodes comptables.
3 – Modalités d’un changement
d’option comptable
Comme pour les autres changements de
méthodes comptables, il y a lieu de respecter trois règles principales : faire
un calcul rétrospectif de l’impact du changement de méthode, comptabiliser
l’effet du changement en report à nouveau (et non en résultat) et enfin fournir
une information comparative en annexe.
3.1 – Calcul rétrospectif
Lors d’un changement d’option
comptable, l’effet du changement doit être calculé de manière rétrospective,
comme si l’entreprise avait toujours utilisé la nouvelle option. Dans le cas
particulier où ce calcul n’est pas possible, il sera fait un calcul prospectif
et non rétrospectif.
3.2 – Comptabilisation en report à
nouveau
Le changement d’option se
comptabilise à l’ouverture de l’exercice en capitaux propres, dans un compte de
report à nouveau qui est débité ou crédité suivant les cas. Il existe une exception
à cette règle dans le cas où le changement génère une charge déductible
fiscalement ; il faut alors passer une charge et non pas débiter le compte
report à nouveau, pour des raisons de déductibilité fiscale.
3.3 – Information en annexe
Le Plan Comptable Général impose, en
cas de changement de méthode, de donner en annexe une information comprenant la
description des changements de méthodes et leur justification, ainsi que des
comptes pro forma de l’exercice (N-1). Ces comptes pro forma correspondent à
des comptes de l’exercice précédent retraités avec la nouvelle option.
Cependant, une doctrine récente des commissaires aux comptes admet que cette
obligation de comptes pro forma n’implique pas de faire un jeu complet de
comptes; des données comparatives ponctuelles peuvent suffire.